Guidés par la boussole de la logique émotionnelle et la pédagogie " Emotiv'action ", le stage s'appuie sur des exercices relationnels, personnels et
corporels, ainsi que des jeux de rôle et mises en situation destinés à prendre nos cerveaux par surprise afin de favoriser et d'entraîner l'attitude
congruente de soi face au comportement de l'autre qui nous trouble.
Quand la relation avec l'autre va mal, c'est que nos crocodiles se sont emmêlés les crocs et les pattes.
En termes plus élégants nous dirons que, en relation, quand nous sommes gagnés par nos émotions et avons épuisé nos stratégies de défense
efficaces, nous nous sentons bien souvent impuissants. Et c'est en toute bio-logique que nous nous disons : "Il n'y a rien à faire, c'est l'autre qui
m'étouffe, m'énerve, me fatigue... Et donc, c'est l'autre qui doit changer !".
Qui n'a été tenté de se justifier ainsi ?
Passée cette première justification, il s'agit de reconnaître sa propre émotion (et son besoin) car elle parasite la relation.
Un parasite est "ce qui vit aux dépens de l'hôte". Comme lui, l'émotion vit aux dépens de la relation qui s'en trouve brouillée, alourdie,
détournée de son objectif vertueux : créer du lien.
Les échanges et la communication sont appauvris et insatisfaisants pour les deux partenaires.
De plus, l'émotion se nourrit de l'énergie de la relation et y puise des forces renouvelées. Autrement dit, l'émotion se renforce, grandit au fur
et à mesure que la relation dépérit. L'absence de communication devient le prétexte à des reproches de part et d'autre, et surtout à un isolement douloureux. C'est qu'en effet l'émotion n'existe pas pour la relation, mais pour la personne en relation. Elle charge les échanges d'un enjeu existentiel car, dans cet état défensif, l'individu joue sa vie ! Cet enjeu est évident pour celui qui en fait l'épreuve, mais demeure le plus souvent étranger pour celui qui partage la relation... jusqu'à ce que ce dernier soit gagné par sa propre émotion.
Nous savons aussi qu'un parasite peut tuer son hôte. Notre territoire est envahi de cet autre qui est au coeur de notre vécu comme une épine...
et non comme un autre sujet, aussi intègre que nous, ou plutôt cherchant autant que nous à le demeurer.
Il n'y a pas de fatalité à mal communiquer et nous pouvons apprendre à bien nous entendre, d'autant que nous aspirons tous à avoir des relations harmonieuses.
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